Les grands défis des universités et écoles de l’enseignement supérieur

Universités et écoles supérieures : quels défis vous attendent ?

Entre hausse des effectifs, contraintes budgétaires, infrastructures vieillissantes, évolutions pédagogiques ou encore cybersécurité une chose est sûre : l’enseignement supérieur rencontre de nombreux challenges qui relèvent parfois de l’impossible. Mais pour faire face aux changements et exigences à venir (ou plutôt déjà présentes), encore faut-il en avoir conscience…

Nous décryptons dans cet article les grands bouleversements et enjeux qui touchent les acteurs de l’enseignement supérieur.

Hausse d’effectifs d’étudiants pour les universités et grandes écoles

Le second boom dans un cadre de rigueur budgétaire

Ce n’est une surprise pour personne : l’enseignement supérieur accueille un nombre croissant de nouveaux étudiants. Le ministère de l’Éducation national estimait d’ailleurs qu’après une baisse inédite en 2023, la hausse était bien confirmée pour 2024 et attendue pour 2025.

Ce qui était déjà challenge s’est complexifié : la hausse des effectifs s’est conjuguée avec un contexte de rigueur budgétaire.

Le saviez-vous ? 58 universités françaises ont terminé l’année 2024 avec un budget déficitaire sur un ensemble de 75, selon les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elles n’étaient qu’une quinzaine en 2022 et une trentaine en 2023.

Plusieurs raisons expliquent le déficit des universités mais si on devait en retenir une, ça serait les coupe budgétaires de l’Etat français qui limitent non seulement la capacité d’accueil mais aussi la diversité des formations proposées.

Résultat ? Certains programmes ferment leurs portes ou voient leur personnel réduit, ce qui nuit à la qualité et à l’accessibilité de l’enseignement.

Et, évidemment, l’augmentation du nombre d’étudiants complique encore la donne, nécessitant plus de salles, de matériel et de personnel, tandis que les budgets restent serrés. À cela s’ajoutent la hausse des prix de l’énergie et l’inflation, qui réduisent davantage les marges de manœuvre des universités et grandes écoles. Nous reparlerons plus loin dans cet article de la facture énergétique qui devient rapidement salée pour les passoires énergétiques que peuvent être les universités.

Dans ce contexte financier, ce sont sans grande surprise les écoles du supérieur qui arrivent à tirer leurs épingles du jeu. Moins dépendantes des financements publics, elles voient dans cette hausse du nombre d’étudiants une opportunité de renforcer leur modèle économique.

Infrastructures vieillissantes et passoires thermiques

Des infrastructures limitées

Comment accueillir toujours plus d’étudiants quand les infrastructures existantes sont à bout de souffle et les budgets limités ? Les universités sont souvent confrontées à des bâtiments vieillissants, mal adaptés aux besoins actuels et incapables de suivre la demande. Avec l’orientation vers des méthodes pédagogiques plus interactives et collaboratives, intégrant des technologies modernes comme les tablettes et tableaux interactifs, les équipements actuels peinent à suivre.

💡Petit tips : Vos campus peuvent être optimisés afin d’accueillir de nouveaux étudiants ou de répondre à l’ouverture de nouveaux programmes.

Conseils pour gérer l’augmentation des étudiants :

  • Optimisez l’utilisation des espaces disponibles en ajustant les horaires et en intégrant des solutions technologiques.
  • Adoptez des logiciels de planification pour mieux gérer les salles, réduire les coûts et améliorer la qualité de l’enseignement.

Passoires thermiques et enjeux environnementaux

Les campus universitaires, souvent de véritables passoires thermiques, voient leur consommation d’énergie et leur empreinte carbone exploser. Le syndicat de l’enseignement supérieur tire d’ailleurs la sonnette d’alarme en donnant des chiffres forts : les factures seraient en augmentation de 2M à 7M d’euros selon les établissements. La qualité énergétique des campus relève à la fois d’un enjeux écologique mais aussi économique.

Le saviez-vous ? La planification peut réduire la facture électrique : formations concentrées sur un étage, anticipation du chauffage avec de la domotique… Discutez avec nos experts pour comprendre comment nous pouvons vous aider à réguler votre consommation énergétique.

Mais l’impact écologique ne s’arrête pas là. Plus d’étudiants signifie aussi une utilisation accrue des ressources naturelles : eau, matériaux de construction, entretien des bâtiments et gestion des déchets. Ces enjeux sont de plus en plus présents dans les attentes des étudiants, des collectivités et autres parties prenantes en matière de développement durable.

On passe aux campus verts ? L’idée d’infrastructures écologiques comme des bâtiments à énergie positive, des toits végétalisés ou des jardins partagés est séduisante, mais sans budget suffisant, ces initiatives restent difficiles à mettre en œuvre. Pour en savoir plus sur l’impact écologique de la formation, vous pouvez télécharger notre guide !

Conseils pour limiter l’impact environnemental de la pédagogie :

      • Collectez des données sur l’utilisation des espaces et ajustez les plannings pour optimiser l’usage des bâtiments, réduisant ainsi coûts et empreinte écologique.
      • Utilisez la domotique pour ajuster l’éclairage et la température des bâtiments, permettant ainsi des économies substantielles.

Innovations pédagogiques : réinventer l’éducation

De nouveaux profils d’étudiants et de nouvelles attentes

L’heure est à la diversité : si autrefois l’enseignement supérieur était réservé aux jeunes diplômés du secondaire, les établissements accueillent aujourd’hui de nouveaux profils et, avec eux, de nouveaux besoins. Aux jeunes diplômés s’ajoutent les adultes en reconversion, les étudiants internationaux, des travailleurs à temps partiel, etc.

Cette diversité nécessite une flexibilité et une adaptabilité des parcours pédagogiques. Fini l’enseignement classique : les universités et grandes écoles doivent innover pour répondre aux besoins de chaque étudiant. Parcours à temps partiel, formations en ligne ou programmes sur mesure, l’adaptabilité est essentielle pour offrir une expérience éducative réussie. Surtout quand on sait que la flexibilité sera le mot d’ordre des prochaines années.

Les étudiants cherchent un équilibre entre leurs études, leur vie professionnelle et personnelle. Le soutien à la santé mentale et au bien-être des étudiants devient également une priorité : offrir un environnement propice à l’épanouissement personnel est aussi important que garantir leur réussite académique.

Hybridation et personnalisation des parcours pédagogiques

Pour répondre à cette diversité, les établissements doivent adopter des méthodes pédagogiques innovantes et flexibles. En proposant des formations hybrides ou des parcours pédagogiques individualisés, ils peuvent mieux accompagner chaque profil.

Le modèle de parcours à la carte se développe rapidement. Il permet aux étudiants de choisir leurs matières en fonction de leurs intérêts et objectifs professionnels.

Cette personnalisation est particulièrement présente dans les écoles supérieures privées, mais de plus en plus d’établissements publics suivent le mouvement en diversifiant leurs programmes, inspirés du modèle anglo-saxon.

Parcours d’apprentissages et professionnalisation de la formation

Les parcours professionnels, comme la formation en alternance, gagnent en popularité. Ils permettent aux étudiants de combiner théorie et pratique, tout en les préparant aux exigences du monde professionnel. L’alternance permet aussi aux étudiants d’écoles privées, comme par exemple les grandes écoles de commerce, de financer leurs études sans devoir faire de prêt.

Le saviez-vous ? En 2023, plus de 630 000 étudiants français préparaient un diplôme en apprentissage, contre un peu moins de 145 000 en 2015.
Source : Rapport Insee, 2023

Mais les parcours professionnalisants ne se limitent pas à l’alternance. Pour enrichir leur expérience et se préparer aux défis du marché du travail, les écoles et universités peuvent aussi proposer des stages, des projets collaboratifs et des échanges internationaux. Ces opportunités renforcent l’employabilité des étudiants et leur capacité à évoluer dans des environnements professionnels variés, créant des profils agiles et ouverts sur le monde.

Transformation numérique des universités et grandes écoles

La digitalisation de la pédagogie

Les outils de l’enseignement évoluent rapidement, et leur digitalisation permet un apprentissage plus flexible, accessible et personnalisé.

Voici quelques innovations à ne pas manquer :

      • Apprentissage hybride : ce modèle combine les avantages de l’apprentissage en présentiel et de l’enseignement en ligne. Les étudiants peuvent ainsi interagir en classe tout en profitant de la flexibilité du travail à distance.
      • Technologies immersives (VR/AR) : La réalité virtuelle et augmentée offrent des expériences d’apprentissage immersives : simulations de laboratoire, interventions chirurgicales ou créations en 3D… L’apprentissage devient alors une aventure interactive.
      • Intelligence Artificielle (IA) : Et non, on ne parle pas de ChatGPT ici  ; mais plutôt de solutions qui révolutionnent l’approche pédagogique en ajustant le niveau de difficulté des exercices, recommandant des ressources complémentaires, et proposant des trajectoires d’apprentissage personnalisées.
      • SMS learning : Utiliser les messages texte pour transmettre des contenus éducatifs, c’est possible ? Cette approche repose sur l’utilisation d’un outil que tout le monde possède presque constamment sur soi : le téléphone mobile.
      • Gamification de l’apprentissage : Qui a dit que l’apprentissage devait être ennuyeux ? L’intégration de badges, classements et points rend l’apprentissage plus motivant et engageant, tout en maintenant l’enthousiasme des étudiants.

La digitalisation administrative dans l’enseignement supérieur

L’IA et les technologies ne se limitent pas à la pédagogie : elles renforcent la gestion de vos campus à tous les niveaux. Inscription des étudiants, gestion des emplois du temps, suivi des absences et des résultats, rémunération des professeurs… de nombreux outils permettent de gagner du temps, réduire les erreurs humaines et améliorer l’expérience des étudiants et du personnel.

Voici comment ces outils numériques révolutionnent la gestion administrative :

      • Simplification des inscriptions et gestion des dossiers étudiants.
      • Gestion automatisée des emplois du temps et des ressources.
      • Suivi des absences et des résultats.
      • Communication interne fluide.
      • Optimisation des paiements et gestion des frais de scolarité.
      • Gestion des ressources humaines et des contrats.

En 2025, c’est le logiciel Pégase qui fait parler de lui ! Conçu pour succéder à Apogée, il ambitionne de devenir le logiciel de gestion académique de référence dans les universités françaises. Son objectif : simplifier la vie des établissements à tous les niveaux ! Tout savoir sur Pégase.

🔍 Zoom sur : la planification des activités pédagogiques

Selon un rapport Gartner® : « Le pourcentage de répondants de l’enseignement supérieur qui investiront dans le déploiement de systèmes de planification et d’organisation du temps au cours des deux prochaines années est de 30 %, contre 20 % en 2024 ». Cette tendance s’observe de plus en plus, aussi bien à l’échelle internationale que française : les acteurs de l’enseignement supérieur décident d’investir dans des systèmes de planification académiques.

Cybersécurité et RGPD dans l’enseignement supérieur

Qui dit digitalisation, dit systèmes d’information, et gestion de données personnelles sensibles. Les établissements du supérieur manipulent un volume important de données sensibles : informations personnelles (nom, adresse, résultats académiques), dossiers médicaux, coordonnées bancaires, etc.

Protéger les informations personnelles des étudiants, enseignants et personnel administratif est essentiel pour garantir la confidentialité et respecter les normes de sécurité et les régulations comme le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).

Les acteurs de l’éducation, devenus cibles privilégiées des cybercriminels, sont exposés à des risques majeurs et doivent mettre en place une stratégie de sécurité numérique globale. Face à ce défi, des mesures de sécurité solides sont nécessaires, car la perte de ces données peut avoir des conséquences graves pour les individus et l’institution, affectant la réputation des établissements.

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