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Le LMS (Learning Management System) désigne
une plate-forme de e-Learning complète comprenant le serveur
de diffusion de contenus, la base de données gérant
le catalogue des formations disponibles, le serveur de gestion des
profils des apprenants, des accès aux formations et du suivi
des parcours avec mémorisation des résultats obtenus
et des progrès. Enfin, celle-ci inclura une brique de gestion
des plannings aux sessions de formation selon les disponibilités
des tuteurs et des apprenants (scheduling system).
Pour développer ces produits de formation, certains LMS se
sont dotés d'outils de production de contenu et mettent à
la disposition des utilisateurs un CMS (Content Management System).
On y trouve de simples systèmes d'intégration de contenus,
souvent développés avec les logiciels de Macromedia
®, ou un véritable langage auteur permettant une réelle
création. Une évolution récente permet même
de parler de LCMS, ce qui ne facilite guère la compréhension
des utilisateurs.
Cette conception des LMS, centrée sur la question de l'administration,
est la plus répandue mais elle n'est pas unique. La question
de la gestion des compétences peut être, elle aussi,
placée au coeur du système de formation. Les fonctionnalités
d'inscription, de suivi et d'évaluation passent alors au
second plan derrière la gestion des "learning
objects". Ces systèmes permettent aux apprenants
de ne suivre que le différentiel de formation dont ils ont
besoin. On voit donc que dans leur positionnement face aux ERP (SAP,
Peoplesoft, etc.) où les chevauchements fonctionnels sont
courants.
Si l'intégration est une question essentielle, elle n'est
pas la seule. Il reste souvent à résoudre des soucis
de planification. Cette gestion des ressources, en particulier
quand elle suppose l'utilisation de matériel, de salles,
ou de personnes est souvent méconnue par le LMS. Là
où la formation à distance complète la formation
classique présentielle, il peut y avoir un ensemble de contraintes
locales à prendre en compte, difficiles à gérer
avec un crayon et une gomme. La mise en service d'un outil de classe
virtuelle réclame un instrument puissant de réservation
dont on attend la même réactivité que celle
à laquelle nous ont habitués les systèmes de
transport aérien ou le chemin de fer. On notera qu'il est
classique de constater un taux d'annulation ou de report de près
de 30% dans les dispositifs e-Learning pour la partie synchrone
qui implique une prise de rendez-vous. Cela nécessite une
solution technique solide et une bonne logistique pour gérer
ces reports. Des produits de planification sous contraintes sont
alors utilisés en complément du LMS (Exemple de produit
ADE Enterprise de la société ADESOFTware).
Si les LMS ont constitué une première vague de fond
dans l'univers de la formation à distance, la mise en service
de portails de formation pour "distribuer" les cours et
d'outils logiciels pour la mise en place de classes virtuelles sont
une évolution au moins aussi significative.
Ce texte est tiré du dernier ouvrage de Michel
Ledru : Le e-learning, projet d'entreprise paru aux Editions
Liaisons.
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